La restauration de films et de vidéos, un métier

Bien que la société nous pousse vers du « faite le vous-même ». Il y a bien des métiers qui ne peuvent s’improviser, sous peine d’être extrêmement déçu du résultat ou se donner l’illusion d’une perfection qui n’en est pas une.

On ne devient pas garagiste en regardant des vidéos sur internet.

Tout comme on ne devient pas expert de la numérisation et de la restauration de films et de vidéos en regardant quelques videos et en achetant le dernier gadget pas cher.

La numérisation est un apprentissage continue sur la durée.

Les progrès et les technologies évoluent d’année en année et elles nécessitent un Update continue.

Au delà de cela, il faut être capable de répondre à tous les cas spécifiques de dégradations de films et de vidéos, de demande particulière du client.

Il n’y a pas une demande identique pour tout le monde, chaque personne à des besoins et des possibilités différentes.

L’opérateur doit connaître le support en tant qu’objet , son histoire, le matériel sur lequel il était utilisé, connaître son usage en tant qu’utilisateur, en tant que rendu possible.

Ceci permet notamment de ne pas dénaturer le rendu mais le peaufiner. Comme un peintre va peaufiner son tableau avec les bonnes couleurs et le bon cadre, il va gommer ce qui est « moche », c’est également la même chose pour la numérisation et la restauration de films. Tout le monde n’a pas la fibre artistique et tout le monde n’a pas le même « coup de pinceau » jusqu’à exposer dans les plus grands musées du monde. Il y a aussi ceux qui « trichent » et qui font passer un tableau pour une photocopie automatique couleur. C’est pareil en matière de numérisation de films et de vidéos, en trichant avec une copie faite sur du 100% machine automatique. La machine ne remplace pas encore le côté humain, heureusement !.


Article écrit par Fréddy de SUPER8FRANCE